Logiciel ÉPICENTRE
calcul au vent, calcul sismique 
des bâtiments contreventés par des voiles 
 
Calculs dynamiques : compléments divers
Coefficient de comportement
Introduction de la notion de coefficient de comportement
Dans tout ce qui précéde nous avons considéré que les systèmes de contreventement se comportaient de manière élastique : les efforts internes sont supposés proportionnels aux déformations.
C'est vrai lorsque l'on reste dans le domaine des petites oscillations (faibles sollicitations sismiques).
Ce n'est plus vrai lorsque les déformations sont grandes : certains éléments structuraux entrent en phase plastique. Les efforts internes ne sont plus proportionnels aux déformations (ils passent par des maximums puis se stabilisent ou fléchissent).

Une des conséquences concrètes est que le bâtiment va pouvoir "absorber" les déplacements sismiques imposés en pied avec des efforts internes inférieurs à ceux calculés en supposant un fonctionnement élastique (on parle d'un comportement post-élastique).

Pour tenir compte de ce phénomème, on convient de diviser les chargements statiques équivalents "élastiques" par un coefficient q appelé coefficient de comportement.
Commentaires sur la notion de coefficient de comportement
Cette notion correspond avant tout à une approche empirique : "sa validité repose essentiellement sur l'observation des comportements des bâtiments ayant été soumis à des séismes" (commentaire de l'art. 6.32).
Valeurs du coefficient de comportement
Par mesure de simplification on retient un coefficient de comportement global unique pour tout le bâtiment (le même pour tous les modes propres) : art. 6.32.
En pratique, ce coefficient est attribué de manière forfaitaire en fonction des matériaux et des types de structures : l'article 11.7 des Règles PS 92 donne les valeurs de base à retenir.
Pour les bâtiments contreventés par voiles, les Règles exigent une vérification, dite "vérification d'équivalence" (art. 11.823).
On peut s'en dispenser pour "les bâtiments dont la hauteur au-dessus du sol n'excède pas 28 m", à condition de prendre pour le coefficient de comportement des valeurs plus faibles données dans le tableau 11.823.
Pour les bâtiments plus hauts que 28 m, la vérification d'équivalence est obligatoire.
Le problème est qu'elle est infaisable dans la pratique !
L'ingénieur placé dans cette situation devra s'entendre avec son bureau de contrôle sur la valeur à prendre en compte...
Coefficient de comportement et déplacements
Le commentaire de l'article 6.32 précise : "Les déplacements doivent bien entendu être estimés sans application des coefficients q. Ils ne sont pas élastiquement cohérents avec les raideurs élastiques du modèle et les efforts de dimensionnement des structures. Ceci reflète la prise en compte de déplacements de type plastiques".
En conséquence, les déplacements horizontaux déterminés à partir des chargements sismiques de calcul sont multipliés par le coefficient de comportement avant d'être écrits dans les tableaux.